Parfois les souvenirs valent
plus que l'argent.

Il était une fois….a toujours été la façon de débuter un conte de fée et c’est ainsi que je tiens à me rappeler mes deux années, 1989-1991, en tant que fondateur et directeur de mon propre journal hebdomadaire.

Les bons souvenirs subsistent en dépit du fait que nous avons manqué de fonds pour continuer à publier notre savoureux hebdomadaire. Je me souviens de la joie de vivre que j’avais à travailler avec les pigistes et les jeunes membres du personnel qui cherchaient à faire la différence en termes de qualité journalistique.

Je me souviens de l'enthousiasme que partageaient les résidents de la banlieue ouest de Montréal lorsqu’ils nous appelaient quand, par malheur, la livraison à leur domicile était retardée. Et à chaque semaine, lors de tous ces soupers pizza au bureau quand l’ensemble du personnel se retroussait les manches pour produire une édition fraîchement imprimée avant la date limite pour que nos fidèles lecteurs puissent la savourer avant qu’un tourbillon d'activités du week-end les engouffre.

Ce qui me frappe le plus dans mes presque deux années de publication hebdomadaire est sans doute la grande variété de contenus et de couvertures produite même avec nos ressources financières qui étaient relativement maigres.

Cela ressemblait à une infusion colorée de littérature composée d’analyses perspicaces, de chroniques fantaisistes, de comptes rendus sur l’information locale et d’une chronique d’un écrivain local du nom de Mel Solman qui a su combiner un regard nouveau sur le monde contemporain avec une maîtrise des connaissances liées à l’histoire et à la culture.

Mon coéditeur, Wesley Goldstein, et moi avons été étonnés et satisfaits par la quantité d’encre qui a recouvert notre petit Weekly Herald sous la presse. En mai 1990, Gail Chiasson du Marketing Magazine a écrit un article à la page 23 de cette publication nationale sous l’entête « Aiming for anglophones.»

Le 25 juin 1990, quelques mois après notre premier anniversaire, la Gazette a publié un article en pleine page dans son supplément des affaires écrit par la journaliste Carolyn Adolph intitulé "Saucy stories sell weekly."

Après que nous ayons manqué de fonds et que nous ayons été forcés de fermer en février 1991, Jack Todd, lorsqu’il était chroniqueur de la page 3 à la Gazette, a consacré sa rubrique entière du 6 juin 1991 à mes efforts pour ressusciter le Weekly Herald en tant que publication vendue. Sa rubrique était intitulée "Newspaper Tiger Perley pounds pavement to resurrect the Herald."

Quand il fut évident que je ne pouvais amasser les fonds nécessaires pour remettre le Herald sur pied, Todd a écrit une deuxième rubrique le 21 novembre 1991 intitulée "Sign of the times: Plans for west-end weekly die from lack of support."

En vous disant que nous avons reproduit toutes les premières pages du Weekly Herald des presque deux ans de sa brève existence, nous souhaitons vous faire vivre une parcelle de toute l'excitation de l’époque.

Qui a dit qu'une vie courte n'a aucune signification? Dites cela à nos journalistes et lecteurs qui se remémorent avec affection le court instant magique du passé lorsque nous partagions ensemble cette grande expérience de journalisme avec des racines canadiennes... il y a de cela si longtemps déjà.